UNE JOURNEE SOUS L'ECLAIRAGE DE LA BANQUE CENTRALE AMERICAINE

UNE JOURNEE SOUS L'ECLAIRAGE DE LA BANQUE CENTRALE AMERICAINE

La Banque centrale américaine (Fed) s'apprête à relever une nouvelle fois ses taux d'intérêt pour accompagner la hausse des prix aux Etats-Unis et anticiper une accélération de la croissance après la relance budgétaire massive de l'administration Donald Trump.

La probabilité d'un relèvement d'un quart de point de pourcentage (0,25%) des taux d'intérêt sur les fonds fédéraux s'élève à plus de 91%, selon les contrats à terme sur les marchés. Ce sera la deuxième hausse de l'année et la septième depuis fin 2015.

Le coût de l'argent au jour le jour que les banques se facturent entre elles devrait donc se hisser dans la fourchette de 1,75% à 2% renchérissant nettement les frais des crédits à la consommation pour les Américains. Dans la foulée, le taux de base préférentiel ("prime rate"), qui sert de base aux intérêts sur les cartes de crédit ou les hypothèques, grimpera à plus de 5%.

Graduellement, comme l'a promis la Fed, la politique monétaire américaine commence donc à quitter son orientation "accommodante" pour s'approcher de la "neutralité", c'est-à-dire proche de l'inflation, sans vouloir doper ni restreindre l'activité économique. Un changement de vocabulaire qui pourrait s'immiscer dans le communiqué du Comité monétaire (FOMC) qui sera publié aujourd'hui à 14H00 locales (18H00 GMT).

La réunion monétaire qui se tient sur deux jours à Washington se terminera par une conférence de presse du président de la Fed Jerome Powell, juste après la publication de nouvelles prévisions sur la croissance, l'inflation et le taux de chômage.

Dans la foulée à Francfort, demain, au cours d'une réunion monétaire également, la Banque centrale européenne (BCE) devrait débattre de l'abandon de son programme de rachats de dette, suggérant aussi un resserrement à venir de l'orientation monétaire en zone euro.
Hier de bien nouvelles sont venues du côté de l’économie allemande.


Un pilotage fort bien balisé pour une trajectoire sous contrôle

Malgré le bras de fer commercial des Etats-Unis avec leurs partenaires, "la Fed devrait rester optimiste sur la trajectoire de l'économie à court terme et exprimer sa confiance dans le fait que l'inflation va durablement atteindre sa cible de 2%", a estimé Kathy Bostjancic, d'Oxford Economics.
On estime que la croissance de la première économie mondiale ne devrait pas tarder à afficher l'impact de l'énorme stimulus budgétaire promu par l'administration Trump à travers les réductions d'impôts aux entreprises notamment et la hausse des dépenses d'armements.
Même si l'expansion a été modeste au premier trimestre (2,2% en rythme annuel), de nombreux économistes prévoient maintenant que la croissance devrait atteindre sur l'année les 3% visés par Donald Trump. Le seul second trimestre pourrait même culminer à 4,5%, selon le baromètre, souvent optimiste, de la Fed d'Atlanta.
Autre signal spectaculaire d'une possible surchauffe à venir, le taux de chômage est officiellement descendu à 3,8%, un plus bas en dix-huit ans, qui s'il perd encore un dixième de point représentera un plancher jamais atteint depuis cinquante ans. Quel art consommé de la duperie alors que les chiffres frôlent les 30% de chômeurs !
Ces données devraient faire augmenter les salaires, ce qui n'est pas vraiment encore le cas (et pour cause !), et donc doper l'inflation… qui va grimper pour de toutes autres raisons.

Depuis mars, la hausse des prix mesurée par l'indice PCE a touché l'objectif de 2% visé par la Réserve fédérale qui s'est dite prête à tolérer qu'elle monte un peu au-dessus de cette cible. On peut donc conclure qu’il y a un parfait contrôle du scénario annoncé par les propriétaires de la banque centrale américaine.

Dans ces conditions, la plupart des économistes sont persuadés que la Fed devra relever ses taux quatre fois au total cette année au lieu des trois prévues jusqu'ici, une légère accélération du resserrement monétaire qui pourrait être visible dès aujourd’hui dans la lecture du rapport des prévisions du Comité monétaire.

"L'inflation va augmenter bien plus que ne le pense la plupart des gens. La Fed va être en retard sur la musique et elle ne va probablement le réaliser que l'année prochaine", a assuré Joseph Gagnon, un ancien économiste de la Réserve fédérale, chercheur au Peterson Institute for International Economics (PIIE).  (Source: AFP)

Nous avons souligné en gras cette phrase parce que vous devez la relever précieusement pour la vérifier demain. C'est aussi la raison pour laquelle les achats de métaux précieux physique s'accélèrent du côté de certains gros fonds spéculatifs qui, jusqu’ici jouaient l’or papier. Il n’y a pas de fumée sans feu...

Les mêmes qui endorment le troupeau d'autruches avec des statistiques déformées doivent donner l'impression que l'or est bien devenu une "relique barbare".
Ne pouvant plus provoquer un effondrement des cours, tant les niveaux d'achat sont régulièrement relevés ici ou là, ils tiennent (de concert avec la Chine, l'Inde et la Russie) les cours immobiles.







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