LE POUVOIR SYRIEN PART A LA CONQUETE DU SUD DU PAYS

LE POUVOIR SYRIEN PART A LA CONQUETE DU SUD DU PAYS

Grâce à l'appui crucial de l'allié russe, mais aussi du Hezbollah libanais, de l'Iran et de combattants de différentes nationalités, le régime Assad a enchaîné les victoires et contrôle désormais 65% du territoire. Après avoir pris le temps de consolider son pouvoir sur la capitale Damas et ses environs, le pouvoir syrien et ses alliés russes ont décidé de passer à une nouvelle offensive en vue de conquérir le sud du pays où les djihadistes sont très présents. Ils contrôlent 70% de la province de Deraa et de la province voisine de Qouneitra.

En ayant désormais le sud du pays dans le viseur, les militaires syriens d’Assad abordent une région sensible qui borde la frontière avec la Jordanie et avec le plateau du Golan, en partie occupé par Israël…

Les ONG alertent sur le risque d’une nouvelle crise humanitaire dans le pays, mais elles étaient bien silencieuses lorsque les Etats-Unis et ses supplétifs soutenaient la progression des djihadistes. Bien sûr, à New York, plusieurs membres occidentaux du Conseil de sécurité, dont la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont appelé la Russie à respecter ses "engagements" dans le sud syrien en arrêtant l'offensive syrienne qui menace, selon l'ONU, la relance d'un processus politique dans le pays.

Etrange silence sur le massacre des populations du Yémen par les chiens de guerre des Saoudiens, armés jusqu’aux dents…


De toutes les façons, dans cette triste histoire, les populations civiles sont prises en otage; les morts sont nombreux et ceux qui fuient se chiffrent à des dizaines de milliers. Mais, en réalité, quelque 750.000 civils vivant en zone rebelle dans le sud de la province de Deraa sont menacés par les opérations militaires, a averti l'ONU.

Pour le moment, la guerre que les Occidentaux et les sionistes ont engagée en Syrie, sur l'ensemble du pays depuis 2011, a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

Que fera la Jordanie face au flot de populations cherchant un refuge ? Amman a réaffirmé sa position consistant à maintenir sa frontière fermée depuis 2016 et à ne plus accueillir de réfugiés. Le refus d'Amman d'ouvrir sa frontière inquiète.
"Avec les combats, les gens sont de plus en plus acculés dans le sud. A terme, ils n'auront nulle part où aller", a déploré l'ONG, le Conseil norvégien pour les réfugiés.


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